Le monde du Rosaire avec l'Ordre des Prêcheurs
Anglais
Espagnol
Français
Contact
 

Rencontre avec... fr. Timothée Lagabrielle, o.p.

mercredi 23 février 2011

Cette rencontre est parue dans la Revue du Rosaire de novembre 2010

Le Rosaire, rythme de ma vie

Quand on devient dominicain, on découvre beaucoup de choses. Une des plus belles découvertes que j’ai faite, dès le noviciat, a été celle d’expérimenter les fruits de la récitation régulière du Rosaire. Avant, je ne priais le chapelet que de temps à autre, surtout lors d’événements ou dans des circonstances particulières (pèlerinages…). En méditant les mystères du Rosaire chaque jour, j’ai découvert qu’il donnait beaucoup de rythme à ma vie chrétienne.

En premier lieu, le Rosaire rythme mes journées : chaque jour, le temps consacré au chapelet est une des grandes étapes de la journée. Sans lui, il manque quelque chose, c’est un peu comme si la journée n’avait compté pour rien. Et quand il n’est pas toujours possible de dire tout le chapelet d’une traite, ces mystères répartis au long du jour colorent les différentes heures de ma journée. Ainsi, je reste auprès de la crèche pendant tout le temps qui sépare la récitation du troisième et du quatrième mystère joyeux.

La méditation des mystères, en se poursuivant d’un jour sur l’autre, rythme aussi ma semaine. Si hier, par exemple, le chapelet se terminait par la méditation de l’institution de l’Eucharistie, aujourd’hui il continue avec l’agonie à Gethsémani. Ainsi les vies du Christ et de la Vierge Marie se déroulent sous mes yeux, jour après jour.

À force, chaque jour de la semaine finit par m’évoquer une série de mystères et ainsi, un condensé d’année liturgique se déroule à chaque Rosaire : chaque journée consacrée aux mystères douloureux devient un petit Vendredi saint, de la même façon que chaque journée consacrée aux mystères glorieux devient un jour de Pâques.

Enfin, la méditation du Rosaire rentre dans le rythme de l’année liturgique : méditer les mystères douloureux pendant le temps pascal n’est pas la même chose que méditer ces mêmes mystères pendant le Carême.

La journée, la semaine et l’année sont les temps des trois grands cycles de nos vies. En s’insérant dans ces cycles, en les rythmant, le Rosaire fait que ma prière habite le temps, et le temps est sanctifié par cette prière régulière. Ce n’est plus seulement le temps pendant lequel je prie le chapelet qui est touché par cette prière - comme c’était le cas avant la méditation quotidienne des mystères - mais tout le temps.


Vous avez aimé cette rencontre ?
Vous pouvez vous abonner à la Revue du Rosaire !


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette