Méditer les mystères douloureux avec Pauline Jaricot

En 1826 Pauline Jaricot fonde le « Rosaire vivant » approuvé par le pape Grégoire XVI en 1832 ; avec elle, avec ses écrits, spécialement ses « circulaires pour le rosaire vivant » entrons dans cette prière vivante et vécue dont elle nous a laissé cette présentation : « Le rosaire, cette couronne de Marie nous rend réellement UN, quoique nous soyons plusieurs, comme une rose a plusieurs pétales, un rosier plusieurs roses, un jardin plusieurs rosiers. »


Agonie

« Jésus dit aux disciples : Priez pour ne pas entrer dans la Tentation » (Lc 22,40).

Pauline connut bien des occasions d’entrer dans la Tentation, le découragement… La prière, et spécialement la prière mariale fut son recours constant, le lieu de sa confiance. Sur son lit de mort sa prière fut: Marie, Ma Mère, je suis toute à vous.
« Ce qu’elle était, elle l’a fait », écrit le cardinal Barbarin en traduisant littéralement le verset de saint Marc (14, 8) et en l’appliquant à Pauline. Mettons-nous à son école !


Flagellation

« Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient » (Lc 22,63).
« Nous pensions qu’il était châtié, frappé par Dieu, humilié » (Is 53,4).

Pauline priait : « Seigneur, que deviendraient ceux que l’on regarde comme justes, au jour du jugement, si le Cœur Immaculé de Marie n’intercédait pour eux et si vous ne les mettiez à l’abri de vos plaies sacrées ? »


Couronnement d’épines

« Les soldats qui avaient tressé une couronne avec des épines la lui mirent sur la tête » (Jn 19,2).

L’Offrande de Pauline, écrite en 1856, nourrit notre prière devant le Christ couronné :
« Jésus, prêtre et victime ! Hostie vivante ! Sacrifice et sacrificateur, j’unis le sacrifice de ma vie à votre sacrifice, l’effusion de mon sang à l’effusion du vôtre. Je cherche l’asile dans vos plaies et, de vous, j’attends la Force. J’accepte votre calice comme la coupe délicieuse de vos plus douces bénédictions. »


Portement de croix

« Ils prirent un certain Simon de Cyrène et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus » (Lc 23,26).

Pour méditer ce mystère, reprenons l’Offrande de Pauline : « Mon espérance est en Jésus, mon seul trésor est la Croix… En m’abandonnant à vous je prends possession de mon seul vrai bien… Je ne crains pas le moment où il me faudra payer à la justice ma dette d’amour, parce que j’ai mis toute mon espérance dans votre miséricorde qui dépasse toutes vos œuvres. »


Mort de Jésus sur la croix

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34).

Saint Jean-Marie Vianney disait : « Oh ! Mes frères ! Je connais quelqu’un qui a beaucoup de croix, et de très lourdes, et qui les porte avec un grand amour : c’est Mademoiselle Jaricot. »
Et Pauline au cœur de l’épreuve, montrant son crucifix : « Je l’ai aimé, je l’ai compris, c’est pourquoi j’ai tout pardonné. » On croirait entendre Jésus sur la Croix…

 

Dans un même esprit : Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Glorieux

Vous avez aimé cette méditation ?
Vous pouvez vous abonner à la Revue du Rosaire !

 

Sorrowful Mysteries
French