Méditer les mystères lumineux avec Pauline Jaricot

En 1826 Pauline Jaricot fonde le «Rosaire vivant» approuvé par le pape Grégoire XVI en 1832 ; avec elle, avec ses écrits, spécialement ses «circulaires pour le rosaire vivant» entrons dans cette prière vivante et vécue dont elle nous a laissé cette présentation : « Le rosaire, cette couronne de Marie nous rend réellement UN, quoique nous soyons plusieurs, comme une rose a plusieurs pétales, un rosier plusieurs roses, un jardin plusieurs rosiers. »


Baptême de Jésus

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mt 3,17).

Pauline ne se lasse pas de contempler la divinité de Jésus à travers son humanité, et sa grande dévotion mariale lui fait écrire : « Depuis l’union de cette Vierge Mère avec son Fils, ne peut-on dire d’elle-même comme de Jésus Christ, avec la proportion convenable, que la plénitude de la divinité a réellement et corporellement habité en elle ?... cette Vierge si pure et si parfaite n’est guère moins unie à l’Humanité du Sauveur que cette Humanité l’est à sa divinité. »


Cana

«Comme le vin manquait la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont plus de vin» (Jn 2,3).

Pauline « marmitonne de Dieu » invoque Marie sans relâche car sa fréquentation est digne d’un banquet : « Mettez, ô Mère, dans toutes les bouches la récitation du rosaire afin que vos enfants, aspirant par la confiance la substance de votre cœur maternel, fassent passer dans leur cœur la doctrine évangélique comme un lait précieux pour les guérir et les nourrir. »


L’appel à la conversion

« Convertissez-vous ! » (Mt 3,2).

Pauline est très sévère pour la société bourgeoise de son temps ; elle fait écho à l’appel de Jean Baptiste : « Malheureux siècle des sens ! Tes enfants ont oublié Jésus pauvre et crucifié,… ils l’ont oublié pour se livrer au faste… toute leur conduite annonce qu’ils ont le désir d’anéantir l’ouvrage d’un Dieu fait homme… Mais ce n’est pas l’affaire des puissants de la terre, c’est la nôtre. Revenons aux maximes de l’évangile, revenons à Jésus Christ ! »


Transfiguration

« Nous avons vu la gloire qu’il tient de son Père » (Jn 1,14).

Au moment d’entreprendre un écrit spirituel, Pauline se met à l’école de Marie : « Ô Marie, trône de la Sagesse, c’est entre vos bras et à l’ombre de votre protection que je vais fixer le Soleil de Justice ; je remets ma main dans la vôtre, conduisez-la au gré de l’Esprit de vérité. »
Demandons à Marie de conduire notre contemplation du Christ au gré de l’Esprit de vérité pour être transfigurés par sa gloire.


Institution de l’Eucharistie

« J’ai tellement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir » (Lc 22,15).

Dans son écrit spirituel L’amour infini dans la divine Eucharistie, Pauline nous invite à contempler : « L’Eucharistie est un océan de merveilles sans fond et sans rivages. Le Christ est réellement présent sous les apparences d’une hostie. » Pauline adore Jésus « qui est venu établir son règne dans les âmes… Son triomphe c’est de vaincre les sens de l’homme par la conquête de son cœur et non de vaincre son cœur en éblouissant ses sens. » Il est grand le mystère de la Foi !

 

Dans un même esprit : Les Mystères Joyeux, Les Mystères Douloureux et Les Mystères Glorieux

Vous avez aimé cette méditation ?
Vous pouvez vous abonner à la Revue du Rosaire !

 

Category:
French