Méditer les mystères douloureux avec les saints du Carmel

L’agonie

« Dans l'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance; et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre. » (Lc 22, 44)

Rappelle-toi qu'au soir de l'agonie
Avec ton sang se mêlèrent tes pleurs.
Rosée d'amour, sa valeur infinie
A fait germer de virginales fleurs.
Un ange te montrant cette moisson choisie
Fit renaître la joie sur ta Face bénie. (Thérèse de l'Enfant-Jésus)

À la prière de Notre-Dame des Douleurs, que la contemplation de ta sueur de sang réveille en nous la contrition de nos péchés.


La flagellation

« Quant à Jésus, Pilate le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. » (Mt 27, 26)

Si vous aimez Dieu, efforcez-vous d'accepter les souffrances qu'il voudra. Offrir autrement sa volonté ce serait montrer à une personne un diamant, le lui présenter, et la prier de le recevoir, et quand elle avance la main pour le prendre, le retirer à soi pour le garder jalousement. Gardons-nous bien d'ajouter cette moquerie à celles que le divin Maître a daigné souffrir pour l'amour de nous. (Thérèse d'Avila)

Que les malades et les agonisants s'ouvrent à la grâce d'unir leurs souffrances à celles de Jésus, pour le salut du monde.


Le couronnement d’épines

« Avec des épines, les soldats tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête. » (Mt 27, 29)

Les pécheurs couronnent d'épines
La tête chérie de Jésus...
Admirez les grâces Divines
Que la terre ne connaît plus.
Oh ! que votre âme virginale
Lui fasse oublier ses douleurs
Et pour sa Couronne royale
Offrez-Lui les vierges, vos sœurs. (Thérèse de l'Enfant-Jésus)

Que la contemplation des humiliations subies par Jésus nous conduise sur le chemin de la patience et de l'humilité.


Le portement de croix

« Portant lui-même la croix, Jésus sortit vers le lieu dit du Crâne. » (Jn 19, 17)

Il se fait tard, déjà le jour décline
Viens me guider, Seigneur, dans le chemin.
Avec ta croix, je gravis la colline,
Reste avec moi, céleste Pèlerin. (Thérèse de l'Enfant-Jésus)

Pour les divorcés et pour leurs enfants, qui portent une lourde croix. Que la Mère des douleurs soutienne leur espérance.


Le crucifiement et la mort de Jésus

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46)

À sa mort, Jésus fut abandonné et comme anéanti dans son âme. Son Père le laissa sans aucune consolation et sans nul secours; il l'abandonna à la sécheresse la plus profonde. […] Ce fut l'abandon le plus grand et le plus sensible qu'il eût jamais éprouvé dans sa vie. Mais c'est alors qu'il opérait […] la réconciliation du genre humain et son union à Dieu par la grâce. (Jean de la Croix)

Dans les dangers, les difficultés, les incertitudes, que l'invocation du nom de Marie nous apporte secours et consolation.


Dans un même esprit : Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Glorieux


Vous avez aimé cette méditation ?
Vous pouvez vous abonner à la Revue du Rosaire !

Sorrowful Mysteries
French