Prier les Mystères Glorieux avec fr. Rémy Bergeret o.p.

La Résurrection

Les disciples n’ont pas compris ce que voulait dire « ressusciter des morts ». Il faut vraiment attendre la Résurrection du Christ proprement dite pour que les apôtres commencent à comprendre. Il est mort et il est vivant mais autrement. Il est affranchi des lois de la physique et en même temps il mange avec eux, il se donne à voir et à entendre mais pas à toucher. Il est ailleurs : au milieu de la nuit, il s'est éveillé du sommeil de la mort. Il est debout (la posture des vivants), il nous attend, il est accessible à qui le cherche et veut le trouver.

L’Ascension

La plus belle, la plus lumineuse des fêtes après Pâques : les pères de l’Église ne tarissent pas d’éloge à son sujet. Ce n’est pas une banale élévation : le Christ rejoint la Trinité d’où il était parti, mais il n’y retourne pas tout à fait le même qu’il en est parti. L’Incarnation a laissé des traces : il remonte avec son (notre) humanité glorieuse. Comme l’aurait joliment écrit Péguy, « depuis l’Ascension, il y a de la poussière dans la Trinité », signifiant par là que le Christ a ramené quelques grains de sable sous la semelle de ses sandales, pourquoi pas ? Ce qui est sûr, c’est que dans la dynamique de l’Ascension, les croyants (chrétiens et aussi musulmans) attendent le retour du Christ à la fin des temps, au même endroit à Jérusalem d’où il s’est élevé, sous un mode semblable.

La Pentecôte

Que représente la Pentecôte ? Une étape décisive de mise au grand jour, de manifestation publique : sans l’envoi de l’Esprit, qui donne concrètement aux disciples la force de sortir du Cénacle et le courage de témoigner, ils y seraient encore… N’oublions pas qu’ils s’étaient bouclés à double tour par peur des juifs. Cet événement prend sa place juste après l’Ascension au début des Actes des apôtres, ceci n’est pas anodin et la mère de Jésus y est présente, elle qui n’avait pas besoin d’une dose supplémentaire d’Esprit, elle que l’ange Gabriel a saluée « comblée de grâce », c’est-à-dire pleine de l’Esprit, qui a agi en en son sein avec grande puissance pour concevoir le Fils du Très-Haut.

L‘Assomption de la Vierge Marie

Il convenait qu’un mystère marial de l’Assomption corresponde au mystère de l’Ascension du Christ et cependant les origines ne sont pas identiques. Le Christ est ressuscité parce qu’Il est Dieu, le Père ne pouvait que le ressusciter : il y a comme une cohérence là-dedans.

Quant à Marie, il y a une logique là aussi : elle est la première bénéficiaire de la Résurrection de son Fils, car il convenait que celle qui avait porté l’Auteur de la vie ne connaisse pas la corruption du tombeau. Et voilà que son Assomption apparaît comme un privilège lui venant directement de la Résurrection de son Fils.

Le couronnement de la Vierge Marie au Ciel

Le couronnement du Christ a été vécu sous un mode douloureux, la couronne d’épines. Le couronnement de la Vierge Marie se fait dans la lumière de la gloire. Mais, entre les deux couronnements, il y a un lien profond, intime.

Par ailleurs, le Christ a voulu associer sa Mère à sa Royauté. Certes, il n’y a pas de parole explicite dans l’Évangile à ce sujet. Mais si nous nous souvenons que Roi = Serviteur dans la Bible, nous pouvons en déduire que Reine = Servante. Or il a été pleinement serviteur et même serviteur souffrant, à l’école de sa Mère, l’humble servante.

Dans un même esprit :
Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Douloureux

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