Le Rosaire, prière de pèlerins

Le chapelet est une prière de toutes les occasions

On dit du chrétien qu’il est un pèlerin parce qu’il est en route vers le Royaume de Dieu. Dans cette marche, la prière est importante : elle ouvre notre âme à la présence de Dieu. Elle nous apprend à vivre en Dieu. Mais il n’est pas facile de prier en toute circonstance comme il n’est pas facile de vivre l’Évangile. C’est là que le chapelet vient à notre aide. Nous pouvons le prier partout : à la maison et en voyage. Il vaut pour chaque instant de notre existence du maintenant de notre enfance à l’heure de notre mort. Et il nous tourne vers Jésus qui est la porte et le chemin vers la vie éternelle !

Dans le chapelet, Marie nous tourne vers Jésus…

« Quand je crie Marie, l’écho me répond Jésus » disait saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Et c’est vrai : à la Visitation, c’est en et par Marie que Jésus s’est fait connaître à Jean-Baptiste et Élisabeth. À la Nativité, c’est par elle que Jésus se fait connaître à l’humanité. Puis, parce que Jésus nous a donné Marie comme Mère (cf. Jn 19, 27), sa médiation peut s’étendre d’âge en âge. Marie nous apprend à contempler la vie de Jésus avec son regard de mère et de fille bien-aimée du Père. Elle qui a conservé avec soin tous les événements de la vie de Jésus dans son cœur (cf. Lc 2, 19 ; 2, 51), elle nous apprend à les méditer, à les faire nôtres, à avoir dans notre cœur, les sentiments qui étaient alors les siens. Le Rosaire est donc une prière avec Marie ou pour mieux dire en Marie. Nous apprenons à recevoir Jésus comme Sauveur à travers la méditation des différents événements de sa vie…

Le chapelet est un résumé de l’Évangile…

Par le Rosaire, nous découvrons et retenons les événements principaux de l’Évangile et de notre salut. À travers la litanie des Ave, c’est comme si nous demandions à Marie de nous raconter encore et encore l’Évangile pour qu’il nourrisse notre foi et s’enracine dans notre vie. C’est ce dont Bernadette a fait l’expérience. Elle était revenue à Lourdes en janvier 1858 pour aller au catéchisme et faire sa première communion. Elle ne retenait pas grand-chose ! La prière du chapelet lui a fait retenir l’Évangile et a approfondi sa foi, transformant sa vie et sa personne. Dans la prière du chapelet, nous faisons mémoire des actes que Jésus a posés et nous comprenons qu’il « nous a montré le chemin pour que nous marchions sur ses traces » (cf.1 P 2, 21). Méditer le Rosaire, c’est essayer de vivre l’Évangile, de le mettre en pratique à travers les fruits demandés : comme Marie nous nous mettons au service de Dieu et des autres. Chaque jour nous pouvons essayer de vivre un mystère ou encore le soir faire notre examen de conscience à partir de ces mêmes mystères…

Le chapelet nous invite à donner une humanité de surcroît à Jésus…

Aujourd’hui, le Christ est vivant et il continue au Ciel de vouloir nous communiquer sa vie. Il le fait dans la liturgie et les sacrements qui sont des signes visibles de la grâce invisible. Et il veut le faire d’une autre manière, à travers les mystères du Rosaire. Méditer et prier le Rosaire, c’est vouloir que les événements de la vie de Jésus portent du fruit aujourd’hui, qu’ils prennent chair en nous, qu’ils rayonnent dans notre vie. Ainsi, chaque fois que nous méditons un mystère, nous nous exposons à l’action du Seigneur pour qu’il revive en nous ce mystère. Nous lui donnons alors comme une humanité de surcroît. La vraie contemplation d’un mystère n’est donc jamais stérile : elle porte un fruit de grâce dans notre âme et dans notre vie qui devient porteuse du mystère de Dieu.

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