Comment consentir au Seigneur ?

Annonciation
« La Puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Luc 1, 35).
L’instant de Nazareth a un rayonnement unique. En Galilée, Marie a interrogé l’ange venu de la part de Dieu. Le projet de Dieu l’a bouleversée ; elle ne voulait pas le contrarier. Mais comment y consentir ? Que la grâce de la foi soit en nous vive ou hésitante, nous pouvons tous adopter cette question. Posons-la et écoutons la réponse de l’ange !
Seigneur, que grandisse en nous cette grâce de Nazareth ; Marie, fais que nous aimions consentir au Seigneur quand il vient à nous !

Visitation
« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Luc 1, 45).
Élisabeth sait trouver les mots justes. Par eux, elle livre le portrait de Marie. Et elle ouvre la porte à nos espoirs : souvent ne désirons-nous pas que cette salutation résume notre vie ? Mais aussi, ne voyons-nous pas, tapie en nous, la peur de consentir à ce que tout cela impliquerait ?
Seigneur, donne-moi la Sagesse qui est auprès de toi, pour croire en toi ! Marie, fais que ton consentement au Seigneur me soit imitable !

Nativité
« Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jean 1, 11).
Dieu est devenu un nouveau-né, visible. Cet événement eut lieu hors de la salle de l’auberge, mais près des bergers ; au-dehors et de nuit, mais auprès de cœurs disponibles. « Heureux les pauvres en esprit, le Royaume de Dieu est à eux. » Puissions-nous revêtir ce souhait de Dieu, et lui consentir pour savoir le reconnaître !
Seigneur, donne-nous de nous émerveiller de ta présence ; Marie, qui retenais en ton cœur toute chose en ces heures, aide-nous à contempler Jésus !

Présentation au Temple
Syméon dit : « Seigneur, mes yeux ont vu ton salut, Lumière pour éclairer les païens » (Luc 2, 33).
Suivant la loi de Moïse, les parents du premier-né ont présenté à Dieu leur enfant. Cette loi est un refuge : un refuge, car auprès d’elle et dans le Temple de Jérusalem, convergent Marie, Joseph, Syméon, Anne et Jésus. Mais c’est aussi une lampe, car auprès d’elle, chacun apprend comment le Seigneur visite son Peuple, comment il l’éclaire grâce à Jésus. Mais désirons-nous être éclairés et suivre celui qui est Lumière ? Y consentons-nous ?
Seigneur, toi qui veux éclairer les hommes, tu sais que beaucoup t’ignorent. Que ta lumière les rejoigne ! Marie, aide-moi à m’orienter radicalement vers Dieu !

Jésus retrouvé parmi les docteurs du Temple
Marie dit à Jésus : « Vois, ton Père et moi te cherchons, angoissés » (Luc 2 ,48).
Chercher Jésus avec angoisse : est-ce un peu « décalé » par rapport aux soucis angoissés de notre temps, ceux dont on nous parle tout le jour ? Jésus est découvert par ceux qui le cherchent : avons-nous ce goût de Dieu ? Savons-nous donner ce goût de la recherche de Jésus ?
Seigneur, que ceux qui sont tes proches en ce monde, soient aussi des chercheurs, des gens qui veulent te voir, t’écouter et demeurer à tes côtés ; Marie, que ton zèle nous incite à cette marche !

Baptême au Jourdain
« Tu as toute ma faveur » (Marc 1,11).
Jésus demanda à Jean d’être plongé par lui dans les eaux du Jourdain, pour recevoir un baptême. Jean ne s’en estimait pas digne. Mais la conversion est là : accueillir la parole de Jésus, faire ce qu’il sait être bon pour nous comme Jean dut l’accepter. C’est là que le Seigneur fera de chacun un bien-aimé.
Seigneur, tu demandes ce qui nous surprend. Redis chaque jour la parole qui trouvera notre cœur et le tournera vers toi avec force ! Marie, aide-nous à garder la simplicité.

Noces de Cana
Jésus dit à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue » (Jean 2, 4).
Des noces : joie, engagement, que de richesses qui rayonnent avec l’amour ! À Cana, ces noces permirent le premier signe posé par Jésus : l’amour des époux s’ouvrit sur un amour plus grand, celui de Dieu envers chacun. Il n’y a pas d’image plus grande que l’amour pour manifester qui il est ! Jésus n’était pas venu pour poser ce signe ; mais il écouta le cœur de Marie... Et sa charité a brillé.
Marie, aide-moi à t’entendre et à prier ton Fils comme toi ! Seigneur, sois en mes yeux et en mon cœur ! Que je voie ta Gloire et que j’éprouve ta compassion !

Prédication et l’appel à la conversion
« Heureux les pauvres de cœur ; le Royaume des cieux est à eux ! » (Matthieu 5, 3)
Quel programme : être immédiatement de plain-pied avec Dieu ! Pouvoir le suivre, demeurer en sa présence, aussitôt qu’on l’aura entendu ! Nous découvrons que la grâce du pauvre de cœur est à notre portée. Oserons-nous la demander ? Consentirons-nous à le faire ? La vie de Dieu a-t-elle tant d’importance pour nous ?
Seigneur, que la recherche de la Vie avec toi soit mon premier bonheur ! Celui dont je veux faire profiter ceux que j’aime ! Marie, toi qui as su recevoir le Seigneur et le porter, aide-moi !

Transfiguration
« N’ayez pas peur ! » (Matthieu 17, 7).
Pierre, Jacques et Jean furent appelés par le Père du Messie, à écouter son Fils Jésus. Ils l’entendirent car ils étaient enveloppés de la nuée de l’Esprit Saint, auprès de leur Maître. Ils nous montrent le moyen pour suivre Jésus : monter sur la montagne s’il nous y appelle, le contempler et l’écouter ! Mais ce ne sera jamais facile.
Seigneur, enveloppe-moi de l’Esprit, que je t’écoute ! Marie, avant les apôtres tu fus enveloppée par cette nuée : qu’en te voyant, je n’en aie jamais peur !

Institution de l’Eucharistie
« Ceci est mon corps, qui est pour vous ! » (1Corinthiens. 11, 24).
La chair de Jésus, livrée pour que nous ayons la vie divine en abondance ! Ces paroles ne sont-elles pas stupéfiantes ? Seul l’amour peut traduire des choses aussi vraies et simples, aussi bouleversantes et insaisissables. Ces mots du Seigneur « transfigurent » son corps, et rassemblent son Église dès l’origine. Mais sont-ils notre nourriture ? Nous inclinent-ils à vivre comme le Christ ? À venir à ses noces ?
Seigneur, que j’aime prendre part à la célébration de l’Eucharistie en confessant ta miséricorde ! Transforme mes jours comme ceux de Marie quand tu habitais en elle ou à ses côtés !

Agonie
« Père, non pas ma volonté, mais la tienne ! » (Luc 22, 44).
Quel débat intérieur ! Dans la nuit, Jésus en agonie : pour lui aussi, consentir au Père est un combat ! Il n’y a pas de plus grande épreuve que ce choix total vers Dieu et sa volonté ! En Jésus, l’humanité est angoissée devant la mort, mais il lui est donné de voir dans le Sauveur comment accueillir l’Heure de Dieu.
Seigneur, augmente en nous la foi ! Qu’au milieu des épreuves, les nôtres et celles de tout fidèle, nous puissions consentir à ta volonté ! Marie, redis-nous : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Flagellation
« Pilate prit Jésus et le fit flageller » (Jean 19, 1).
Jésus est livré aux soldats. Si les souffrances ont un sens, c’est en contemplant un Jésus vulnérable qu’on entrevoit leur signification. La souffrance est incompréhensible, insupportable souvent mais, assumée pour d’autres, elle est aussi une preuve du maximum d’amour et elle révèle que le malheur a une profondeur abyssale que seul Dieu peut affronter.
Seigneur, rejoins ma souffrance ! Permets-moi de te reconnaître, toi, visitant mon épreuve ! Que ta mère dispose mon cœur à cette sagesse !

Couronnement d’épines
« Es-tu le roi des juifs ?» (Luc 23, 3).
Interroger Jésus signifie aussi que ses réponses seront décisives : en effet, s’il est ce roi, que faire ? Pilate semble disposé à en tenir compte, avant d’y renoncer. Et nous ? Et moi ? Jusqu’où vais-je aimer cette royauté avec fidélité ?
Seigneur, il est difficile de te reconnaître et de se prononcer pour toi : que ton Esprit nous y aide ! Que le regard de Marie vers toi, son enfant, relance notre fidélité !

Chemin de Croix
« Si quelqu'un veut venir à ma suite… qu'il se charge de sa croix » (Marc 8, 34).
Jésus va au Calvaire : dans quelques minutes, la Croix ; il marche, fouetté, insulté. Et puis, la foule, les cris, la douleur, le sang, les chutes. Simon de Cyrène est réquisitionné pour tout faciliter ! Et moi, quelle aide apporterai-je au Sauveur sur son chemin de mon Salut ?
Seigneur, que ta charité saisisse mon cœur ! Comme ta mère, que je te suive toujours !

Crucifiement et mort de Jésus
« Voici ta Mère !» (Jean 19, 27).
Le Calvaire et la Croix : près de Jésus, Marie et le disciple bien-aimé. Avant que ta Paix te rejoigne enfin, et avant que tu nous aies rejoints jusque dans cette mort que nous affrontons tous, tu nous confies ta Mère, celle par qui ta venue fut réelle. Tu sais qu’avec elle, nous saurons te rejoindre.
Seigneur, tu me confies ta Mère, chaque jour ! Qu’ainsi ce mystère du Calvaire fasse de moi une offrande pour tous, comme toi !

Résurrection
« Nous ne savons pas où on a mis le Seigneur » (Jean 11, 14).
Remercions les balbutiants de Pâques ! Ils sont nombreux : les femmes empressées au matin, Simon appesanti au tombeau, les déçus marchant vers Emmaüs, Thomas l’incrédule, et qui sait : peut-être nous, parfois hésitants ? Que la foi de Pâques nous arrache un consentement radical au Sauveur !
Seigneur, illumine-nous ! Que ta mère nous rappelle que croire permet de vivre !

Ascension
«Au jour où après avoir donné ses instructions aux apôtres… il fut enlevé au ciel » (Actes 1, 2).
Un seuil est franchi. Désormais les apôtres témoigneront, livrant une Bonne Nouvelle : la mort est vaincue, Dieu est notre Sauveur, il l’a dit et montré. Il nous a révélé qui est Dieu, qui nous sommes et l’avenir offert à ceux qui le veulent.
Seigneur, tu es notre Espérance ! Que nous en vivions comme Marie, en toute circonstance !

Pentecôte
« Vous serez mes témoins… et jusqu’au bout de la terre ! » (Actes 1, 8).
Après l’Heure de Jésus, voici la nôtre, grâce à lui. Avec la foi en lui qui nous sauve, l’espérance en son aide en sa présence, en son retour, voici la charité venue de Dieu comme le cadeau qui n’a pas de fin. Dans cet amour éternel nous voyons la capacité à être en Dieu et nous recevons la grâce de parler de lui.
Seigneur, béni sois-tu pour nous combler ainsi ! Qu’avec Marie nous aimions te porter vers chacun !

Assomption de la Vierge Marie
« Le Seigneur élève les humbles » (Luc 1, 52).
L’Heure de Marie : après les joies inouïes de la Mère et la Passion du fils qui la transperça, Marie est prise dans la gloire ! Réjouissons-nous de ce signe d’espérance qui nous est donné !
Seigneur, élève-nous dans cette même gloire à jamais ! Marie, aide-nous à vouloir ce Royaume, sincèrement !

Couronnement de la Vierge Marie
« Tous les âges me diront bienheureuse ! » (Luc 1, 48)
Après que Dieu eut toujours pensé à Marie, nous l’invoquons comme notre Mère. Par elle, Dieu est venu chez nous ; elle nous aide à aller vers lui. Il a voulu avoir besoin d’elle. C’est une leçon. Consentons à lui donner volontairement un rôle dans notre vie chrétienne. Adoptons-la, pour mieux espérer Dieu !
Dans ta Sagesse, Seigneur, fais-moi aimer Marie, la mère de Jésus, celle à qui tu nous confies !

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